Mettez à jour le firmware

La mise à jour du firmware correspondant à votre Mac Intel est impérative avant la mise en œuvre de Boot Camp.

Préparez l’installation

Téléchargez, installez et lancez Boot Camp. Le logiciel vous invite aussitôt à créer un CD contenant les pilotes (et d’éventuels autres logiciels) nécessaires à l’exécution de Windows XP sur votre Mac. Insérez un CD–Rom vierge. Veillez à ce que la case Graver un CD Macintosh Drivers maintenant soit cochée et cliquez sur Continuer.

Windows XP sera installé sur un volume indépendant de celui de Mac OS ; il faut donc définir la taille de la partition que vous lui accorderez. Contentez–vous de 10 Go pour vous faire la main avec Windows XP.

Vous pourrez ultérieurement étendre cet espace en fonction de vos besoins. Boot Camp n’effacera pas vos données ; il effectuera son prélèvement sur l’espace libre du volume Système de Mac OS X. Redémarrer le Mac et insérez le CD de Windows XP. Cliquez sur Commencer l’installation.

Installez Windows

Au redémarrage, le Mac Intel démarre sur le CD d’installation de Windows XP. Après quelques étapes simples, choisissez la partition d’installation C:. Ne vous trompez pas, vous risqueriez d’effacer vos données ! L’étape suivante consiste à choisir le système de fichiers : NTFS ou FAT. Préférez le mode FAT ; Mac OS X peut lire et écrire des données sur un volume formaté en FAT (FAT 32) ; mais seulement lire sur une partition NTFS. Il sera toujours temps de reconvertir la partition de Windows en NTFS. Mais si vous avez choisi une partition de plus de 32 Go, NTFS est obligatoire. A la fin de l’installation, laissez le Mac Intel redémarrer sans intervenir.

Installez les pilotes

Branchez une souris deux boutons. Allez dans le menu Démarrer–Poste de travail. Une fenêtre s’ouvre. Faites un clic droit sur l’icône du CD d’installation et choisissez Ejecter dans le menu contextuel. Remplacez le CD de Windows par celui des pilotes Macintosh. L’installation débute automatiquement. Suivez les étapes, validez l’installation des pilotes sans vous préoccuper des messages de Windows.

Choisissez le système de démarrage

Windows démarre par défaut. Pour choisir Mac OS, allez dans le menu Démarrer–Panneau de configuration–Démarrage. Optez pour le système d’Apple. Pour utiliser Windows au démarrage du Mac, maintenez la touche Option enfoncée. L’écran de choix s’affiche. Sélectionnez l’OS de Microsoft.

Ce qu’il vous faut

Un Mac Intel et Mac OS X 10.4.6. Un CD de Windows XP SP 2 (à partir de 100 €, avec l’achat d’une souris, d’une barrette mémoire, etc.). Un CD vierge. Le dernier firmwareadapté aux Mac Intel. Boot Camp. 10 Go libres sur le disque dur.

La ruse d’Apple !

Pour comprendre le fonctionnement de Boot Camp, il faut savoir que la différence principale entre les entrailles d’un Mac (Intel) et d’un PC réside dans le fait que les premiers disposent d’un logiciel intégré moderne (l’EFI, pour Extensible Firmware Interface) en lieu et place d’un antique BIOS (Basic Input Output System) hérité de la préhistoire de la micro-informatique. Windows XP ne peut donc s’installer que s’il se croit en présence d’un « ordinosaure » équipé de BIOS.

Le vainqueur du concours « Windows XP on an Intel Mac » avait contourné ce problème en offrant à Windows XP la faculté de s’accommoder de l’EFI. Apple a fait plus simple : il offre aux Mac (Intel) une mise à jour de leur logiciel intégré de manière à ce qu’ils puissent faire semblant de disposer d’un Bios.

Boot Camp, dès lors, se résume à un utilitaire qui : repartitionne le disque dur (pour faire de la place à Windows) ; installe des petits logiciels pour que l’on puisse sélectionner au démarrage le système d’exploitation qui sera utilisé ; aide à préparer un CD contenant tous les pilotes Windows nécessaires et, dans le cas du MacBook Pro, un programme de contrôle de la luminosité de l’écran.

Les Mac (Intel) sont de très bons PC

Confronter les performances d’un Mac avec celles d’un PC devient chose aisée : il suffit de les tester avec des logiciels Windows ! Mais nous avons été plus loin. Nombre de logiciels existent à la fois pour Mac OS X et Windows.

Dès lors, qui d’Apple ou de Microsoft offre les traitements les plus rapides ? Mac OS X gagne avec les logiciels optimisés Intel mais il perd lorsque l’émulateur Rosetta est sollicité. Vivement la fin de la transition !

Des processeurs Intel bien exploités

Apple n’étant pas habituée aux processeurs signés Intel, on pouvait craindre qu’ils ne se comportent moins bien au sein de nos Mac qu’à l’intérieur de PC. Nous voilà rassurés : les Mac Intel se battent au coude à coude avec les PC équipés de processeurs du même acabit.

En termes de puissance de calcul (testée grâce à l’exécution d’outils de compressions de fichiers ou de création multimédia), Mac mini, MacBook Pro et Dell Inspiron se tiennent dans un mouchoir de poche. Pour les accès au disque dur, le Mac mini est même 20 % plus rapide que le Dell.

Les tests multitâches (lire des MP3 en travaillant dans Word, par exemple) donnent l’avantage au Macbook Pro équipé du processeur bénéficiant de la plus haute fréquence. Les test d’affichage 3D permettent au portable d’Apple de prendre le large. Dans l’exécution d’animations, de jeux (Unreal Tournament 2003 et Far Cry), il est plus de 2,5 fois plus rapide que l’Inspiron et le Mac mini. Il tire ici profit de sa puce ATI X1600, actuellement un des meilleurs accélérateurs graphiques pour portable – qui lui vaut aussi de coûter bien plus cher que le modèle de Dell. Tout cela bien sûr, en étant capable par ailleurs de faire fonctionner Mac OS X !

Les logiciels pour Windows XP à l’aise

S’exécuter sur un Mac n’est pas une chose habituelle pour un logiciel PC. Ne risque-t-on pas des plantages à répétition ? Nous n’en avons rencontré aucun. En fait, ce qui est difficile à admettre, c’est que des trois logiciels testés à la fois avec Mac OS X et Windows XP, tous vont plus vite avec le système de Microsoft.

Cinema 4D Ce test tord (partiellement) le cou à la légende qui veut que Mac OS X soit à la traîne dans le domaine de la 3D. La version Mac OS X a gagné quatre de nos tests sur sept, notamment le rendu graphique, avec des performances de 5 à 20 % supérieures à celles de XP !

Un bémol, lorsque l’exécution peut être accélérée par les processeurs graphiques, Cinema 4D pour Windows prend sa revanche. Au cours de notre test sur un Mac mini, la version XP s’est montré deux fois plus véloce. Et l’on peut craindre que cet avantage eut été bien plus important sur un MacBook Pro où la carte vidéo est bien plus performante. Mais nous avons obtenu le pilote ad-hoc trop tard pour le vérifier.

Photoshop CS Ici tous les résultats sont en faveur de XP. La version Windows est en moyenne 2,4 fois plus rapide que Photoshop pour Mac OS X. L’écart est parfois de 1 à 4. Photoshop pour Mac OS X patine du fait de l’émulation Rosetta. En attendant la version Mac OS X optimisée pour Intel de ce logiciel, les photographes professionnels pourraient être tentés d’acquérir sa version PC. Mais à 1673 €, on y réfléchira à deux fois.

Microsoft Office La suite bureautique est aujourd’hui en moyenne 7 fois plus lente sur Mac OS X pour Intel que son homologue pour Windows XP. L’émulateur Rosetta pèse de tout son poid sur ce résultat. Office 2003 (pour XP) coûtant 200 € (avec l’achat d’une souris), ceux qui manipulent des tonnes de feuilles Excel pourraient se laisser séduire…