Comme nous l’indiquions, s’impose ici une forme de redevance privée mondiale pour copie privée entre fabricant et major. Il ne reste plus qu’à démultiplier ces accords entre les uns et les autres et voilà remis sur pied le régime de la copie privée que tentent de mettre en pièces certaines législations.

Avantage d’un tel système ? Ces petits accords se font dans le silence feutré des tours d’ivoire, bien loin de ces commissions Brun Buisson ou d’Albis dans lesquelles siègent parfois des associations de consommateurs et autres empêcheurs de tourner en rond. Et surtout, ces redistributions se font en dehors du pouvoir des sociétés d’auteur. Après paiement de leur dîme, ces dernières redistribuent les sommes ponctionnées selon des calculs complexes sur lesquels les majors n’ont qu’une emprise relative.

C’est ce même Doug Morris, avait estimé que les lecteurs MP3 ne sont « que des dépôts de musique volée, et les utilisateurs le savent tous ». Sur cette base, la rémunération privée pour copie privée a un bien bel avenir.
Par Marc Rees, rédaction de PC INpact