LCI.fr : Pourquoi avez-vous décidé d'attaquer YouTube?

Francois Quideau : Il y a sur YouTube de très nombreuses vidéos de matches de Ligues 1 sans que nous ne recevions aucune contrepartie de la part de Google (NDLR : Google a récemment racheté YouTube). Le problème, c'est que ces droits nous appartiennent!

LCI.fr : Quelle forme prend votre riposte? Demandez-vous des dommages et intérêts?

F. Q. : Nous nous sommes associés à une plainte lancée contre YouTube par la Premier League anglaise, aux Etats-Unis. Avant d'aller aux procès, ils avaient tenté de négocier avec YouTube. Ce que nous voulons, c'est d'abord que cesse l'exploitation de nos droits, sans autorisation. Nous demandons à être rétablis dans nos droits. Les dommages et intérêts seront ensuite estimés par la loi.

LCI.fr : Avez-vous eu également des contacts avec YouTube?

F. Q. : Nous avons approché en direct la société Youtube auprès de la quelle nous nous sommes plaints à plusieurs reprises des mises en lignes de vidéos de matches de Ligue 1. Nos contacts, qui ont duré plusieurs mois, se sont avérés inopérants. C'est au terme de ce processus que nous avons décidé de mettre en demeure Youtube et de nous associer à la Class action intenté par la Premier League.

LCI.fr : Ce n'est pas YouTube mais ses utilisateurs qui envoient les vidéos...

F. Q. : Mais YouTube commet un acte de piratage. Ces gens-la ne travaillent pas pour le plaisir : ils gagnent de l'argent grâce à du contenu qui nous appartient et qu'ils ne paient pas. C'est un manque à gagner pour nous et pour les clients qui nous achètent les droits. Nous en avons discuté avec le Fédération Française de Tennis qui nous accompagne dans la démarche et d'autres organisateurs d'évènements sportifs pourraient rapidement se joindre à nous.


LCI.fr