Certes, une des nouveautés de ce modèle est l'arrivée de Front Row, l'interface de lecture multimédia d'Apple et de sa télécommande infrarouge . Deux composants qui devraient doper l'utilisation du Mac Mini au coeur du salon. Certes Apple a remplacé les entrées sorties analogiques du mac Mini PowerPC par des entrées sorties numériques optiques. Reste que la firme à la pomme n'a retenu aucune des critiques faites au premier Mac Mini en termes de vidéo. Ainsi, Apple a conservé l'unique sortie DVI du modèle original et se refuse toujours à lui adjoindre un port S-vidéo intégré, ou un second port VGA (par exemple pour un petit écran tactile afin de piloter l'appareil une fois la TV éteinte). Il faut donc toujours se contenter du câble adaptateur S-Vidéo optionnel de la marque pour relier le Mac Mini à une TV (ou passer par l'interface DVI et un adaptateur HDMI). Pire, la vidéo est désormais pilotée par une puce intégrée Intel, le GMA 950, qui emprunte sa mémoire à la mémoire vive de la machine.

Autre gros défaut, le Mac Mini est toujours aussi allergique à la télévision. Fidèle à son mantra, le gourou de la marque, Steve Jobs, a maintenu son veto au support de toute forme de tuner TV interne dans la machine (Il est vraisemblable qu'Apple a décrété la mort de la TV et son remplacement à terme par iTunes Vidéo). Résultat, pour ceux qui souhaiteraient utiliser le Mac Mini comme un magnétoscope numérique, il faut continuer à recourir à un Tuner TV externe comme ceux d'ElGato, mais surtout à un logiciel séparé pour la gestion des fonctions d'enregistrement. On est loin d'une interface à la Windows Media Center, à la MediaPortal ou à la MythTV.